En attendant, j'attends...
Tout s'embrouille, ça tourbillone,ça valse, ça crie, ça hurle, c'est carrément l'hystérie[]
Mais je suis au dessus de tout ça, moi je peux attendre, je m'impatiente, je tourne en rond, mes doigts craquent, les portes grincent, le ciel vire au gris, noir, il pleut, des cordes, des seaux d'eau, et moi je sors, je marche, l'eau qui rafraichit, il fait si chaud, et puis l'attente, tu sais bien, on ne s'y fait jamais, ils se roulent par terre, ils prient nimporte quel dieu, croyant peut être que ça les sauvera du déluge, de l'attente, de la maladie, de la souffrance, de l'amour.
Là bas c'est étouffant, on suffoque, on s'épuise, on pourra pas s'en sortir, qu'avec un peu de force mentale et de volonté on y arrive ce n'est pas vrai, on tombe, on dévale la pente, aussi glissante soit elle, des mains se tendent, mais des mains moites, de stress, de sang froid ils en manquent, puis remonter c'est dur, impossible, laborieux.
Que ne ferions nous pas pour y retourner, c'est toujours mieux, même si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs comme dit le proverbe, les citations ne sauveront pas le monde, bien qu'elles soient aussi vieilles que Lui.
Moi je suis sortie, mais j'y retourne, ça me manque, la chaleur, pourtant l'orage n'est pas loin, mais le tonnere m'effraie, les éclairs aussi, ceux au chocolat sont plus convaincants.
J'aime le plaisir, l'envie, apaiser ces envies aussi, les autres, lui, et puis la société elle je ne la connais pas, si mais pas assez pour en juger, le tribunal condamne toujours, même si...
Je reviendrai, je l'aime encore, sans argent, sans tendresse, sans rien dans la tête, que la démense, la folie, mon euphorie, mon sourire, la joie et le bonheur de la perspective d'avenir se dessinant si joliment là bas loin devant, disent ils, je n'y crois pas, je n'y crois plus.
Il ne reste plus que l'espoir d'une vie meilleure, d'un passé moins douleureux et d'un présent moins affreux ou le contraire. J'aime la vie tu sais, mais arrêtons de nous mentir, quand tout ça se stoppera, on aura oublier et on voudra y retourner, la malheur c'est comme un aimant, c'est aussi palpitant qu'une aventure cinématographique un samedi soir en amoureux ou entre amis, aussi passionnant on ne s'en lasse jamais de cette émotion, de ces sensations.
Pour ne plus rien voir venir il faudrait peut être s'enivrer, perdre la raison, perdre sa raison de vivre, abandonner ses valeurs fondamentales et tous les principes de la relation sociale, de la réussite, du plaisir, du bonheur, de l'arrêt de son pouvoir de décider, le choix a toujours une part de très négatif quelque peu positif, se libérer de la libre décision, oublier cette vie, ce chemin, tomber, la mort on en a peur, on voudrait se moquer de la douleur, du doute, de l'incohésion , du rejet, de la différence entre nous, de la couleur de la peau, des tabous, des pays, des langues, des problèmes, de la politique, du sport, de la bouffe, je la méprise elle, du regard des autres, du jugement, de l'enfermement, du chagrin, de la peine, des larmes au sanglot.
Tout ça pour te dire combien tu me manques.